Vendredi 4 avril 2008
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Avant ...
Après !
Avant (vue Sud)...
Après !
Nous venons de réceptionner le hors d'eau hors d'air. Le contrat avec notre entrepreneur s'arrêtait là. A présent,
à nous de jouer !
Dans les articles suivants : le récit de nos (més)aventures depuis le coup de coeur pour le joli verger tout fleuri, jusqu'à ce jour de novembre où notre rêve s'est mis enfin à nous appartenir...
et où nous avons découvert qu'il s'agissait seulement du début de la véritable aventure !
Vendredi 4 avril 2008
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- Janvier 2006 : JM trouve son atelier bien trop petit. Commencent alors les recherches d'une nouvelle
maison, avec un vaste espace capable d'accueillir ses oeuvres. Nous renonçons aux ruines en tous genres (tiens tiens, la rénovation ne nous séduit plus comme avant !), la grande aventure de la
construction nous tente...
- De janvier au mois d'avril : nous sommes prêts à acheter plusieurs terrains à la vue (et au prix) imprenable.
- Avril 2006 : nous découvrons un joli verger tout fleuri qui correspond entièrement à nos attentes : orienté sud, avec une jolie vue et en pente car (pauvres naïfs que nous
sommes) nous désirons un atelier en sous-sol, semi-enterré côté nord et complètement ouvert au sud.
- 21 avril : nous signons en agence pour la parcelle de droite (notre terrain est issu de la subdivision d'une parcelle). Il pousse des ailes à JM qui ne cesse de dessiner des plans. Nous signons
également peu après avec un constructeur réputé pour son sérieux.
- Puis, ce qui nous apparaît tout d'abord comme des catastrophes vient perturber nos beaux projets : le propriétaire du terrain décède, notre notaire (qu'il en soit remercié!) refuse de nous
laisser signer une simple promesse d'achat qui nous engage nous mais pas nos vendeurs (avec de surcroît une erreur sur l'identité de l'un d'entre eux), et le constructeur abandonne notre
projet!
- 21 juin : nous signons enfin la promesse de vente chez le notaire. Entre temps, nous avons eu vraiment l'impression de sauter dans le vide puisque nous n'avions plus de maison et pas de
terrain...
- 13 juillet : signature avec un nouveau constructeur.
- 28 septembre : dépôt du PC
- Le mois suivant : 1er refus du PC. JM va défendre notre projet à la DDE un mercredi de novembre.
- 28 décembre : deuxième dépôt du PC.
- 22 janvier 2007 : dossier renvoyé pour "incomplet"
- 9 février : 3e dépôt du dossier
- 31 mars : nous recevons une grosse enveloppe qui contient tous nos plans. Hébétés, incrédules, persuadés que nous sommes encore en train d'essuyer un refus, nous ne comprenons pas que nous
venons enfin d'obtenir notre premier Permis de Construire!
Samedi 5 avril 2008
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Lundi 7 avril 2008
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Voici la suite de nos mésaventures
ou comment nous sommes passés du rêve à la triste désillusion
Les deux pigeons
Deux pigeons s'aimaient d'amour tendre.
L'un d'entre eux s'ennuyait au logis
Qu'il trouvait trop petit.
"Il nous faut de l'espace et de la lumière!"
Ils s'en allèrent à la recherche d'une autre terre
Où construire un nouveau nid.
Bientôt ils trouvèrent un verger tout fleuri.
Voilà de l'herbe bien verte et des fruitiers bien jolis!
Ils firent tout d'abord appel à un lièvre...
qui leur posa un lapin.
Sans prendre le temps de tirer les leçons de cette expérience,
Ah, jeunesse qui n'a pas de l'âge la patience,
Ils s'en allèrent étourdiment porter chez un autre animal, un rongeur,
Ce projet de construction qui leur tenait tant à coeur.
Ce nouvel animal accepta fort habilement
De s'occuper des plans des deux impatients.
Et pour prouver sa bonne volonté,
Il s'empressa même de leur faire bourse délier.
Oui, mais les mois passèrent
D'abord l'été, puis tout l'hiver,
Et rien, pas le moindre trou, pas la moindre pelle,
Ne venait entamer l'herbe de cette belle parcelle !
Le rongeur ne songeait pas à la pioche,
Mais à leur faire les poches...
Jusqu'au jour où nos folles tourterelles
Redescendirent enfin du ciel.
Prenant alors conscience de la triste réalité,
Elles ne purent que s'écrier :
AAMOI, AAMOI!
Fort heureusement, l'AAMOI les entendit.
Grâce à leurs judicieux conseils,
Les pigeons firent merveille,
Et parvinrent à sortir de cet ennui.
Nos deux oiseaux, honteux et confus,
Jurèrent, mais un peu tard, qu'on ne les y reprendrait plus.
Ils venaient enfin d'admettre pour de bon
Que les constructeurs les prenaient pour des ...
Pour des ânes, voyons...
Mais leurs mésaventures n'étaient point finies,
Car ils venaient de se découvrir de nouveaux ennemis,
Dans un voisinage qui avait pris l'habitude jusque là
De considérer leur parcelle comme une décharge à gravats.
Si finalement le rongeur
Avait reconnu de bon coeur
Qu'il n'est point aisé pour les animaux terrestres
De construire la demeure d'oiseaux célestes,
Celui-qui construisait à côté
Ne s'était point embarrassé
A creuser, à salir, à jeter.
Je n'ai point la conclusion de cette histoire,
Vous la découvrirez au fil de ces mémoires.
Espérons qu'elle ne sera pas trop noire,
Et que nos pigeons garderont espoir !!!
Par Madame Pigeonne de La Fontaine
Mercredi 9 avril 2008
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13:15
Notre parcelle est issue de la subdivision d'un terrain.
Si, dès le jour où nous avions signé la promesse d'achat en agence, nous avions planté quatre piquets de bois et installé un bout de corde pour délimiter notre parcelle, nous n'en serions pas là
aujourd'hui.
Puisque toute communication devenait impossible avec nos voisins, et afin de prouver notre bonne foi à l'administration, nous avons fait revenir le géomètre sur notre terrain, celui-là même qui
l'avait borné avant sa mise en vente.
En présence de notre voisine, le géomètre a remis les bornes en place. Il n'a pas voulu polémiquer sur ce qui a bien pu les faire bouger (après tout, les bornes ont sans doute des jambes qui leur
permettent de galoper la nuit dans les terrains afin d'arranger les constructeurs peu scrupuleux!) mais il a tout de même rappelé qu'il est interdit de bouger des bornes (au regard de la loi, il
s'agit d'un délit).
Puis il a constaté un écart entre le pignon des voisins et la limite séparative. Cet écart est de 22 à 24 cm, du nord au sud, car la maison n'est pas non plus implantée parallèlement à la
limite.
Notez que JM a le compas dans l'oeil, ce qui est normal pour un artiste, puisqu'il s'en était rendu compte avant même les constructeurs, sans avoir besoin de le mesurer !
Le bornage de ce matin a permis d'instaurer une amorce de dialogue, certes très froid, mais où nous ne sommes plus traités d'emm... ni menacés comme auparavant.
JM en a profité pour expliquer calmement à notre voisine que nous allions faire déterrer sa canalisation irréglementaire, jusqu'à la limite séparative, et que nous ferions remettre tous leurs
gravats sur leur terrain. Nous en profiterons pour édifier une séparation (probablement un mur d'un mètre de hauteur puis du grillage). A cela, elle a répondu par un laconique "ok".
Reste à régler le comblement de l'écart entre les deux maisons. Bien entendu, la voisine voudrait que nous nous en occupions directement avec son constructeur. A cela JM lui a opposé que c'était
à eux, les propriétaires de la maison, de se retourner contre leur constructeur. Elle a aussitôt affirmé que notre constructeur et le leur s'étaient entendus pour "faire moitié moitié". JM l'a
avertie de notre séparation d'avec le rongeur.
A suivre...
Et voici le trou pratiqué par le constructeur des voisins sur notre parcelle, afin d'enduire la maison. Hauteur : 2,50m, largeur : 3 m, sur 9 m de longueur.
Trou non signalisé, non sécurisé, et bien entendu non rebouché.
La route se trouve juste au-dessus : un enfant qui va un peu vite à vélo, que se passe-t-il ?
Jeudi 10 avril 2008
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13:01
Aujourd'hui, nous fêtons le premier anniversaire d'une certaine petite demoiselle.
Le facteur nous apporte le plus beau des cadeaux : notre permis modificatif est accepté !
L'autorisation de construire un atelier de 5 mètres sous plafond, le rêve !!